Comprendre la foi

27 janvier 2010

Feuillet #32 - CROIRE (La vie chrétienne)

Auteur : Joseph Codina / Traduction : Cécile Roussel

 


 

De la pratique religieuse

à la VIE CHRÉTIENNE

   

Qui est Dieu pour moi? Comment est-ce que je me situe devant lui?

Dans une relation interpersonnelle, nous devons toujours tenir compte des personnes impliquées. C’est pourquoi dans ma relation avec Dieu, il est important que je me demande qui est Dieu pour moi, comment je le vois et aussi qui je suis pour Dieu et comment je me situe devant lui.

Pour bien connaître la personne avec qui je veux maintenir une relation enrichissante, je dois créer de bons liens affectueux, réalistes et respectueux de mon identité et de la sienne. C’est pourquoi, il est indispensable qu’il y ait entre nous un contact fréquent et cordial qui favorise la connaissance mutuelle et une relation spontanée et fluide.

Cette connaissance et cette relation m’aideront à accepter l’autre tel qu’il est, à accueillir ce qu’il m’offre et à ne pas lui demander plus que ce qu’il peut donner.

Ces principes bien élémentaires de toute bonne relation humaine, nous devons aussi les appliquer à notre relation avec Dieu.

Dieu a toujours été un mystère et un inconnu pour l’humanité. Les humains de tous les temps et de partout dans le monde ont pressenti l’existence « invisible » d’un être qui vit au-delà de notre humanité mais qui a une influence sur elle. C’est quelque chose que la personne humaine porte en elle et a vécu comme une nostalgie, avec respect et, souvent, une certaine peur! C’est pourquoi les humains, dans le but de s’assurer les faveurs de la  «divinité», ont créé beaucoup d’images de Dieu et beaucoup de rites et de prières d’expiation et de purification.

Pour répondre aux humains, faits à son image, Dieu lui-même a pris l’initiative de venir chez-nous d’une manière visible et humaine. Il a voulu établir avec nous une véritable relation interpersonnelle, qui s’est manifestée et précisée surtout dans la personne de Jésus, le Fils de Dieu fait homme! À travers lui, nous découvrons d’une manière humaine, adaptée à nos capacités et nos besoins, quelle relation Dieu veut avoir avec l’humanité. Ainsi, il nous aide à découvrir qui nous sommes pour Dieu et comment Dieu aimerait que nous puissions nous situer devant lui.


Jésus : chemin, vérité et vie pour les humains

Si je ne veux pas me tromper, je demanderai à Jésus de me révéler quelle devrait être ma relation avec Dieu. La manière de la comprendre et de la vivre marquera les caractéristiques et les manifestations de ma fidélité. Tout dépendra de ce que je mets au centre de la relation. Pour moi, Jésus doit être chemin, vérité et vie.

Il y a deux attitudes pour exprimer ma fidélité à Dieu. L’une me portera, surtout, à faire des choses pour Dieu, tandis que l’autre me fera vivre avec Dieu et accepter qu’il vive avec moi.


Je peux prendre une attitude de serviteur fidèle et obéissant…

. Si je vois Dieu comme un être lointain et tout-puissant, qui décide tout et dirige tout avec autorité, justice et sagesse; un Dieu qui attend que les humains le vénère et le serve, en accomplissant les normes et les lois qu’il nous a lui-même marquées : j’adopterai une attitude de serviteur obéissant et fidèle.

. Si je vois Dieu comme le Créateur qui, parce qu’il veut mon bien, m’impose l’obligation de suivre strictement le chemin qu’il a tracé : je ferai un acte de foi et de confiance et j’accepterai les sacrifices que m’impose la fidélité à mon Créateur.

. Si je vois Dieu comme celui qui, parce qu’il m’aime, me corrige et me demande que je répare mes infidélités et mes erreurs, pour que je puisse être une bonne personne, telle qu’il me veut et qu’il me convient d’être : ma relation avec Dieu sera marquée par l’effort pour me corriger, et par des gestes de réparation et d’expiation pour le mal que j’ai pu faire.

Dans toutes ces attitudes, JE suis au centre de la relation et je vois en Dieu celui qui peut m’aider en me marquant le chemin qui m’amènera à être «parfait» et à atteindre le salut.

Ma relation interpersonnelle avec Dieu sera celle d’un serviteur fidèle et obéissant. Mes efforts seront orientés dans le sens de plaire à Dieu avec une observance stricte de ses commandements et des pratiques qu’on m’a enseignées.

Ma vie de foi se manifestera surtout, par des pratiques religieuses précises, souvent les mêmes, pour faire la paix avec ma conscience et me sentir assuré devant Dieu, maintenant et – surtout – au moment de la mort, où je crois que je serai jugé sur ce que j’ai fait de bien et sur ce que j’ai fait de mal.

C’est ce que vivaient une bonne partie des gens qui écoutaient Jésus, surtout les responsables de la Loi (maîtres de la Loi) et ceux qui avaient l’obsession d’y être fidèles (pharisiens). Jésus s’est efforcé de corriger et d’orienter plusieurs de leurs  attitudes et de leurs exigences. Il les invitait à accueillir avec bonté la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu.


Jésus me révèle quelle doit être ma relation avec Dieu

Grâce à Jésus, nous avons pu accueillir Dieu dans notre réalité humaine. Dieu est venu vivre avec nous et comme nous, pour nous éclairer et nous donner une force spirituelle, qui nous porte à vivre de plus en plus avec lui et comme lui. En Jésus, nous devenons fils et filles par adoption, membres de la famille trinitaire. Nous recevons l’amour et la force de l’Esprit de Dieu, qui nous anime intérieurement et nous emporte par des chemins de vie et d’amour. Il nous fait semblable à Dieu lui-même.

. Tout cela peut sembler un rêve et une utopie, mais Jésus nous a démontré que c’est quelque chose de bien réel. Lui, il est « l’Emmanuel – Dieu avec nous ». Ceux qui l’ont vu et ont vécu avec lui, nous l’ont fait connaître dans l’Évangile; dans les lettres écrites aux premières communautés chrétiennes, ils ont complété pour nous son enseignement. C’est ce que nous avons appelé «le Nouveau Testament», qui annonçait la Bonne Nouvelle proclamée par Jésus au nom de Dieu.

L’apôtre Jean écrit :

Nous vous annonçons  « ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie » (1Jn 1,1-1) …  « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous… à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu… Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. » (Jn 1, 14.12.18)

« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes... Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1Jn 3,1-3)

 Un jour, Jésus a dit à Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle. » (Jn 3,16)


Jésus nous invite à nous laisser aimer par Dieu

Pendant le Souper Pascal, le souper des adieux, il a dit à ses disciples :

·         « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous... Moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jn 15,4-16) 

·         « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn 15,15-17) 

·         « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. … Jésus dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. » (Jn 14,2-4.6) 

·         « Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. » (Jn 14,18) Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi…  il vous conduira dans toute la vérité » (Jn 15,26 et 16,13) … « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jn 14,23)

Ainsi, nous pouvons dire que la VIE CHRÉTIENNE consiste surtout à accueillir Dieu qui nous aime comme ses fils et ses filles et qui veut que nous vivions pour toujours avec lui.  Il nous donne son Esprit et, par Jésus, s’incarne dans notre réalité humaine…

Pour être un bon chrétien, il ne suffit pas de «faire des choses pour Dieu», le plus important est de VIVRE AVEC DIEU et de L’ACCUEILLIR EN NOUS; lui laisser l’initiative et collaborer avec lui; nous laisser porter et guider par son Esprit, qui nous fera comprendre la BONNE NOUVELLE annoncée par JÉSUS, Fils de Dieu et notre Frère. Pour nous, Jésus doit être le CHEMIN, la VÉRITÉ, la VIE!

 

 Mon Seigneur et mon Père,

  que je te connaisse et te fasse connaître;

  que je t’aime et te fasse aimer;

  que je te serve et te fasse servir;

  que je te loue et te fasse louer par toutes les créatures.

(prière apostolique de Saint Antoine-Marie Claret) 

 

 _____________

JC 2010

 

 


 

Posté par Chemin faisant à 14:59 - Commentaires [0]


24 décembre 2009

Feuillet #31 - CROIRE (Noël)

Auteur : Joseph Codina / Traduction : Cécile Roussel


Connaître NOËL pour le comprendre et le vivre

Un peu d'histoire
. Dans leurs débuts, les communautés chrétiennes vivaient centrées sur le fait de la mort et de la résurrection de Jésus: la PÂQUE. Les fêtes et les célébrations de l'année liturgique s'alimentent de la richesse des Fêtes Pascales et se maintiennent vivantes autour de l'Eucharistie et de la Parole. Jésus Ressuscité, sa personne et son message en étaient le centre et le point de référence. . À partir du IVème siècle, on commence à célébrer la NATIVITÉ de Jésus. Le Noël devient une fête chrétienne importante et viscérale autour de L'ENFANT Jésus et de ses parents, Marie et Joseph. Par la suite, se sont ajoutés de nouveaux éléments, la majorité basés sur ce que disent les évangiles et, d'autres, à partir d'affirmations de l'Ancien Testament ou basés sur l'imagination populaire.

Que nous disent les évangiles?
. Luc est l'évangéliste qui parle le plus extensivement de l'enfance de Jésus. Matthieu y dédie aussi deux chapitres. Les évangiles nous disent que: Jésus est né à Bethléem, la ville de David, dans une mangeoire, parce que Marie et Joseph n'avaient trouvé aucun endroit pour s'héberger.  Des bergers, qui gardaient leurs troupeaux dans cet endroit, sont allés lui rendre hommage parce qu'un ange leur avait annoncé sa naissance. Des savants d'Orient, guidés par une étoile, sont aussi venus l'adorer et lui ont offert or, encens et myrrhe. On affirme que tout cela s'est passé au temps d'Hérode. Luc dit que, huit jours après la naissance, on a circoncis l'enfant et on lui a donné le nom de Jésus. Quand furent complétés les jours que dictait la loi (40 jours), on présentât Jésus au Temple. Matthieu parle d'un voyage en Égypte pour fuir la persécution du roi. Au retour, ils se sont installés à Nazareth de Galilée, son village. Là, l'enfant grandissait et prenait des forces, plein de sagesse; et Dieu lui avait donné ses faveurs.
. Les évangiles ne précisent pas la date exacte de la naissance de Jésus. Ils ne parlent pas non plus de l'âge de Marie et de Joseph. Ils ne donnent aucune précision sur le nombre de Mages. On n'y parle pas non plus du bœuf ni de l'âne ni de Rois. À partir des informations des évangiles et des traditions orales ou encore  en s'inspirant de certains textes de l'Ancien Testament, peu à peu, divers éléments s'y sont ajoutés qui s'expriment dans la crèche et dans le folklore de Noël. En l'an 1224, Saint François d'Assise, après un voyage en Terre Sainte, a eu l'idée de monter une crèche vivante avec les gens du peuple, à Greccio, dans la vallée de Rieti en Italie.


Noël a changé très rapidement ces dernières années

De la célébration de Noël...
Les plus vieux, nous nous rappelons ces Noëls, simples et familiers, comme des fêtes chaleureuses et importantes pour les grands et les petits. C'était l'époque de l'année où toute la famille se trouvait en vacances, se préoccupant de créer un climat de joie et de paix. La famille construisait la crèche et décoraient le sapin. Nous passions de longs moments à chanter des chants typiques de Noël, et nous allions tous ensemble à la Messe de Minuit. C'étaient les jours familiaux, par excellence. Tous attendaient ce Noël simple, mais chargé de présence, de chaleur familiale et aussi, pour la plupart, remplis de foi. La crèche créait un climat typique de Noël et mettait Jésus, Marie et Joseph au centre de la fête, entourés des personnages traditionnels et de décorations bien originales. Les crèches qu'il y avait partout, les émissions de radio avec leurs thèmes et leurs chansons de Noël, les décorations, les repas familiaux, les concerts de Noël, les balades familiales... Quels souvenirs! Il ne faut pas se surprendre que pour les personnes un peu âgées le Noël actuel soit marqué par une certaine nostalgie et un peu d'ennui. La société a tellement changé!

... aux "Fêtes de Noël" et, peut-être, les "Fêtes d'hiver".
. A mesure que la foi populaire a baissé et que la société de consommation et le tourisme ont pris de la force, le Noël traditionnel, "chrétien et familial",  a perdu de sa force et de son influence.
~ Les expressions religieuses ont cessé d'être l'élément liant qui maintenait vivant et cohérent le sens de la fête pour les personnes et pour les familles. La "Messe de Minuit" et la "crèche" favorisaient la chaleur familiale.
~ La société de consommation, nous invitant à nous faire des cadeaux chaque fois plus nombreux et plus chers, a créé un noël centré sur les choses.
~ Les voyages et les sports d'hiver rendent plus difficiles les rencontres familiales.
~ Les crises de bien des familles, provoquées par les ruptures, les séparations, le manque d'ambiance familiale... font que plusieurs préfèrent ne pas avoir à participer aux fêtes familiales de Noël.
~ Socialement, des "fêtes de Noël" s'organisent, le plus souvent, sans aucune référence au fait de Noël. On ne sait plus trop ce que l'on fête ni qui on fête. Ainsi se perd, peu à peu, le sens de la "fête" et l'esprit de Noël...
~ La crise du Noël chrétien vient aussi du fait de l'immigration et de la présence toujours plus importante de "chrétiens" qui laissent de côté les références de foi. Plusieurs aussi pratiquent d'autres formes de religion ou n'en ont aucune. Pour eux, le Noël chrétien ne signifie rien. C'est pourquoi, certains pensent qu'il serait plus logique et réaliste de parler de "fêtes d'hiver.


Le défi que pose Noël aux chrétiens

. Le fait que "civilement" on veuille convertir les "fêtes de Noël" en "fêtes d'hiver", donne  une opportunité aux chrétiens pour que Noël puisse redevenir une fête "authentiquement chrétienne", libérés de la consommation exacerbée. Le "Noël traditionnel" trouve son sens dans l'option que plusieurs d'entre nous avons faite "personnellement" et comme "communauté des amis de Jésus", de vivre notre vie en suivant la proposition qu'il a faite aux humains. Des célébrations de Noël vécues et célébrées par les chrétiens avec toute leur force spirituelle, constituerait une annonce respectueuse et emballante de la "Bonne Nouvelle" de Jésus. Ce serait une richesse, tant pour les chrétiens et les familles chrétiennes que pour les croyants d'autres religions et, également, pour les non-croyants.

. Si, nous qui nous disons chrétiens, nous sommes les premiers à convertir Noël en un événement social, centré sur le matérialisme des cadeaux, les repas coûteux ou le plaisir de bonnes vacances, nous pouvons dire que nous sommes ceux qui vidons Noël de son sens humain et spirituel. Il y a déjà plusieurs années que nous constatons que Noël devient de moins en moins "Noël". La matière peut étouffer l'esprit, l'opulence égoïste, enterrer la solidarité, les choses, déshumaniser les personnes.

. Il ne servirait à rien de vouloir sauver la "fête sociale de Noël", si nous ne nous efforçons pas de redonner toute sa force humanisante et son esprit originel à Noël. Ce qui serait réellement néfaste, ce serait qu'on veuille interdire officiellement, pour "tous", de célébrer Noël. Ce serait de la "persécution!". Ce que, comme chrétiens, nous devrions protéger et exiger, c'est que les fêtes d'hiver coïncident avec les célébrations "chrétiennes" de Noël, des célébrations qui font partie de notre culture, de nos traditions et de la vie familiale d'un grand nombre de personnes de notre pays. Noël est une fête qui appartient aux chrétiens, indépendamment des croyances ou non-croyances des politiciens. Il est aussi un devoir de fidélité à l'héritage de nos  ancêtres.

Noël restera vivant et sera un événement "humanisant" dans la  mesure où, en tant que chrétiens, nous le vivrons et le célébrerons avec foi, compréhension et enthousiasme, en accord avec les valeurs spirituelles et sociales qu'il véhicule. Les appels à la solidarité qui sont lancés à l'occasion de Noël, peuvent être un élément très important pour un Noël vivant et engagé, présence de Dieu parmi les humains. Nous devons cesser d'être des consommateurs de Noël pour redevenir créateurs d'une fête de l'amour, une fête centrée sur les personnes et sur les sentiments, une fête faite à notre mesure, parce que là où nous mettons de l'amour, il se crée de la vie.


L'ESSENTIEL du NOËL CHRÉTIEN

. Les chrétiens nous devons célébrer le fait que Dieu se soit fait homme. Cela signifie évidemment que nous croyons en Dieu! Sinon, "Noël" n'aurait pas de sens. Mais, nous devons nous réjouir que les non-croyants eux-mêmes, célèbrent les "Fêtes de Noël" et nous devons nous efforcer pour maintenir vivantes les valeurs que véhicule cette fête si populaire : désir de paix, gestes et initiatives de solidarité, rencontres familiales avec repas et cadeaux raisonnables et sincères, ambiance de Noël...

. Noël doit nous donner des forces pour faire que la vie de toutes les personnes soit plus humaine et que, d'une manière ou d'une autre, elles puissent découvrir ou percevoir leurs racines "spirituelles" et grandir en développant toutes les dimensions de leur personne:
. Que chacun puisse découvrir la valeur et le sens de sa vie.
. Que, malgré les difficultés, tous puissent garder vivante l'espérance.
. Que nous sachions que Dieu nous aime et veut vivre avec nous.

En tant que chrétiens, nous devrions faire une réflexion sérieuse sur les traditions en les comprenant, les actualisant et les adaptant à la culture actuelle et, en même temps, en en faisant ressortir l'aspect de fidélité à l'héritage que nous avons reçu des ancêtres. Il y a des valeurs qui seront toujours actuelles, bien que la manière de les exprimer change. Des célébrations routinières de Noël tuent Noël. La routine est un vers qui malmène tout, même les choses les plus sacrées.

. Si nous voulons que Noël continue d'être un moment important dans la vie des personnes, des familles et des communautés, nous qui croyons en Jésus, nous devrions VIVRE les aspects spirituels de Noël et ses expressions familiales et sociales sans honte, dans la joie et la cohérence.

. Il est indispensable que nous mettions la personne de JÉSUS au centre de Noël, faisant que ce soit sa fête. Le manifester d'une manière "visible" qui interpelle, mais en évitant les expressions anachroniques et les confrontations.

. Favoriser les aspects catéchétiques de Noël qui puissent intéresser les enfants, pour qu'ils connaissent et découvrent Jésus d'une manière agréable et active; pour qu'ils voient que notre foi de maintenant a une longue histoire et de bons fondements. Les éléments traditionnels de Noël, adaptés à la sensibilité actuelle, peuvent aider : crèche, chants de Noël, vœux, célébrations, fêtes familiales avec repas et cadeaux simples, mais riches d'amour et de présence... pour célébrer vraiment "Noël, la fête de Jésus".



_____________
JC 2009


Posté par Chemin faisant à 08:40 - Commentaires [0]

04 décembre 2009

Feuillet #30 – CROIRE (Communion des Saints)

Auteur : Joseph Codina / Traduction : Cécile Roussel



JE CROIS EN LA COMMUNION DES SAINTS


Nous le disons dans le "Je crois en Dieu" et nous le répétons des milliers de fois : Je crois en la Communion des Saints". Pour une "vie chrétienne" dynamique, il est essentiel que nous comprenions ce que signifie pour nous cette affirmation. Elle exprime un aspect très important de notre foi. En affirmant que nous croyons en la communion des saints, nous disons que nous nous considérons membres de la "famille" de Dieu; que notre vie a du sens et que, sans en avoir la preuve, nous sommes convaincus qu'après la mort du corps nous atteindrons notre pleine réalisation dans une "communion de vie et d'amour" avec Dieu et avec les frères. C'est une communion que "nous commençons à vivre" ici sur la terre et que nous devons construire constamment jusqu'à ce que nous arrivions à la Maison du Père.

Chaque année, la "Fête de la Toussaint" vient nous rappeler que la mort du corps est "une étape nécessaire pour la croissance humaine". Cette fête donne un sens à la célébration des fidèles défunts. Elle nous aide à vivre la mort avec espérance et nous met en "communion" avec tous ceux qui, après avoir laissé la vie corporelle, ont été accueillis à la Maison du Père. La "Fête de la Toussaint" nous invite à rénover notre communion d'amour avec Dieu et avec ceux qui vivent déjà avec lui dans le ciel. Nous y avons tous des amis et des proches que nous avons aimés et qui nous ont aimés, qui nous aiment et que nous aimons. C'est pourquoi nous pouvons vivre, dès maintenant, en communion d'amour avec eux tous. Ils sont "nos saints"!

Cette conviction se fonde sur la Bonne Nouvelle de Jésus, sur ses promesses, et dans le fait de sa résurrection. Quand il était sur le point de quitter cette terre, il nous a fait une promesse surprenante : "Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi." (Jn 14,2-3). La résurrection de Jésus et sa montée au ciel donne un sens définitif à notre foi et à notre espérance.

Nous avons été créés par amour et destinés à vivre éternellement en communion avec Dieu et avec les frères et sœurs. Nous pouvons communiquer spirituellement avec eux et nous confier à eux. Notre propre expérience nous dit que, déjà sur la terre, nous pouvons vivre unis avec les personnes aimées qui sont loin de nous. C'est une communion d'amour, une présence qui peut être plus réelle et plus intense que la présence physique elle-même.

La "Communion des Saints" donne son sens définitif à la vie et à notre croissance humaine. La mort n'est pas la fin du trajet; c'est notre "station de transfert". Ainsi, même si la mort du corps nous effraie, nous pouvons nous en approcher avec la conviction que nous allons vers une  plénitude de vie et d'amour.


Mais, qui sont les "saints"?

Nous sommes habitués à célébrer la fête des "saints canonisés". Mais, probablement personne parmi nous n'a vécu avec un des ces saints. Très souvent, notre relation avec eux se réduit à un souvenir et, peut-être, à une quelconque prière. La "communion" affective et réelle avec ces "saints canonisés" nous laisse plus ou moins froids et n'alimente pas vraiment notre espérance, parce que nous les sentons trop loin de nous.

Nous nommons saints et saintes ces personnes qui, ici sur la terre, se sont efforcées pour réussir leur vie, en étant fidèles à ce que Dieu et les autres attendaient d'elles; des personnes qui, peut-être sans le savoir (Mt 25,31-40), ont aimé comme Jésus. Avec la parabole du "fils prodigue" (Lc 15,11-32), Jésus nous dit avec quelle joie le Père nous attend et comment il nous accueillera à la Maison. Il veut que nous allions le trouver avec confiance. Bien que nous nous sentions faibles et pécheurs; son étreinte amoureuse nous revêtira d'amour. Comme et avec Marie, nous pourrons tous dire: "le Seigneur a fait en moi des merveilles!"


Il y a les "saints canonisés"...

Ce sont ceux qui sont déjà arrivés à la Maison, ceux qui ont réussi pleinement leur vie et ont atteint leur pleine réalisation; ceux qui jouissent pour toujours et sans limites de l'amour et du bonheur de la famille de Dieu. Ils nous ont ouvert le chemin vers la plénitude de la vie humaine. Les saints canonisés sont ceux qui ont été "reconnus officiellement".

Il est important, tandis que nous sommes sur la terre, que nous les gardions comme point de référence. Ils sont des modèles et un support qui nous aident à prendre conscience de ce que nous sommes, de ce que nous pouvons être et de ce qui nous attend. Dans la "préface" des messes des saints, nous disons :

"Père très saint, tu fécondes continuellement ta famille d'une vitalité nouvelle
par le témoignage de tes saints qui sont les signes certains de ton amour;
– leur exemple nous encourage,
– leur prière fraternelle nous aide à travailler pour que ton rège arrive,
– par leur vie, tu nous offres un modèle,
– par la communion avec eux, une famille,
– par leur intercession, un appui;
... afin que, soutenus par cette foule immense de témoins,
nous nous élancions, invincibles, dans la course qui nous est proposée...
et que nous arrivions ensemble au banquet du salut."



... la multitude de "saints non-canonisés"

Ce sont tous ceux et celles que nous pourrions nommer les "saints anonymes". Ils sont aussi saints que les canonisés, parce qu'ils sont à la Maison du Père pour toujours et ont atteint la plénitude de leur être. Parmi eux, il y a les saints qui nous sont les plus proches: ceux que nous avons connus, avec qui nous avons vécu; ceux que nous avons aimés et qui nous ont aimés; ceux que nous aimons encore et qui nous aiment; ceux qui nous aident et qui, déjà, prépare notre place dans la Maison du Père. Ils nous y attendent et nous offrent leur aide, tandis que nous luttons et faisons route, ici sur la terre. Ce sont "nos saints". Nous devons nous rappeler souvent d'eux et les prier en toute confiance.

La "communion d'amour avec eux" est un aspect important de la "Communion des Saints". La Fête de la Toussaint nous permet de célébrer tous "nos saints". C'est une fête pleine d'espérance qui donne un sens au souvenir que nous gardons de nos défunts et que nous exprimons dans la célébration du Jour des Morts. Rappelons-nous et célébrons ceux et celles qui, libérés de leur  corps, vivent pour toujours dans la réalité de Dieu.

C'est une réalité "mystérieuse", que nous ne sommes pas capables d'imaginer ni de comprendre. Mais faisons confiance à Jésus, qui en a donné témoignage avec sa parole et sa résurrection.


... et les "saints en devenir"

Le monde est une grande fabrique de saints. Nous sommes des saints en chair et en os et nous nous construisons au milieu de nos luttes et de nos expériences de fidélité et aussi d'infidélité. Jésus nous rappelle que nous sommes tous appelés à la sainteté et que la sainteté est à notre portée. Nous l'atteignons par notre effort, avec la grâce de Dieu et avec l'aide des frères et sœurs de la terre et du ciel. Un jour, Jésus a fait cette invitation à ses compagnons : "Soyez parfaits comme votre Père du ciel est parfait" (Mt 5,48). Être saints, ne veut pas dire être parfaits à la manière de la terre, mais nous efforcer d'être fidèles et de réaliser en nous le projet de Dieu. Tandis que nous sommes sur la terre, nous devrions garder à l'esprit que nous sommes appelés à être saints et à lutter pour nous libérer progressivement de tout ce qui peut constituer un obstacle pour avancer sur le chemin de l'amour fidèle.

Jésus nous guide et nous offre son aide, il nous accompagne et nous prépare une place parmi les saints du ciel, notre "maison paternelle". Il nous a dit qu'il sera toujours pour nous : le CHEMIN, la VÉRITÉ, la VIE.


UNE FOI ENRACINÉE DANS LES PROMESSES ET LA "PAROLE DE DIEU"

. Saint-Paul écrit : "Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui." (Rm 8,15-17)

. Saint-Jean dit: "Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes! ... Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est." (1Jn 3,1-2)

. Jésus prie le Père pour ses disciples : Père, "sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiés par la vérité."  (Jn 17,17-19).  "Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, ...qu'eux aussi soient un en nous... Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi" (Jn 17,21-24)


Une histoire fascinante!

Dès le commencement, l'homme, fait à l'image de Dieu, reçoit de Dieu la proposition de vivre une "Alliance d'amour" avec lui. Dieu lui-même se fait compagnon et s'incarne dans notre réalité humaine : le Fils de Dieu se fait homme pour qu'en Jésus nous puissions devenir enfants adoptifs et aussi héritiers.

Jésus nous guide et nous offre son aide, il nous accompagne et nous prépare une place parmi les saints, à la Maison du Père, notre "maison paternelle". Il  nous a dit qu'il sera toujours pour nous : le CHEMIN, la VÉRITÉ, la VIE (Jn 14-6).
– Le CHEMIN: il nous portera jusqu'à Dieu et il ne nous laissera jamais seuls; il sera toujours disposé à nous donner son Esprit et, quand c'est nécessaire, son pardon.
– La VÉRITÉ: ce n'est qu'à partir de lui que nous pouvons être sûrs de ce que nous sommes et de ce qui  nous attend; lui, il l'a vécu pleinement comme homme et en accord avec le Projet de Dieu. En le suivant, nous ne pouvons pas nous tromper.
– La VIE: en vivant cette communion d'amour avec nous, il nous fait vivre la communion avec le Père et les frères et sœurs; cette communion, c'est déjà la "vie éternelle" qui se construit!




_____________
JC 2009


Posté par Chemin faisant à 17:43 - Commentaires [0]

13 octobre 2009

Feuillet #29 – CROIRE (L'idéal)

Auteur : Joseph Codina / Traduction : Cécile Roussel 



SE FIXER UN IDÉAL pour vivre

avec élan, efficacité et espérance

 

Nous avons entre les mains une tâche importante
 La personne humaine, dès les premiers moments de son existence, a une tâche importante entre ses mains : réussir sa vie et arriver à être tout ce qu'elle peut être. Emplir de vie chaque étape du chemin : de l'enfance à la vieillesse. Nous sommes des êtres créés; et cela signifie que nous sommes liés à celui qui nous a créés. Dieu nous a faits à son image et nous sommes destinés à trouver le bonheur dans une vie de communion avec Dieu et avec les frères et sœurs. C'est le projet de Dieu pour toute l'humanité.

 Chacun doit s'impliquer dans la réalisation de ce Projet que Dieu a confié à tous les humains. Parce qu'il nous a créés par amour et à sa ressemblance, Dieu nous a faits libres et intelligents; il a voulu que nous soyons ses collaborateurs. Pour une vie humaine réussie, notre projet personnel doit tenir compte du projet de Dieu.

 Pour mener à terme un projet, il est indispensable que nous ayons bien en tête l'objectif que nous voulons atteindre et les moyens que nous pouvons utiliser. Chacun doit se fixer "un grand idéal" et avoir aussi "des idéaux secondaires", en accord avec la mission.

 

 Mon objectif

Nous voulons tous être heureux et réussir notre vie. Le futur nous préoccupe et motive notre engagement présent. Nous savons tous que le futur est, en grande partie, entre nos mains et dépendra beaucoup de nous-mêmes, mais pas totalement. Une chose sûre, sans notre effort, il ne se réalisera pas; nous devons nous y impliquer avec notre intelligence et notre volonté. Ainsi, nous découvrirons, peu à peu, les opportunités que nous offre la vie et nous pourrons déterminer où nous devons mettre nos efforts. Dieu notre Créateur et Père, a prévu pour nous un avenir plein de vie et de bonheur dans sa maison. Il nous l'offre mais, parce que nous sommes libres, il ne peut nous l'imposer.

 

Ma mission
Dieu nous a confié ce monde où nous vivons. Il nous demande de l'améliorer et de le faire fructifier pour que tous puissent s'y trouver bien et puissent se réaliser, dans un climat d'amour et de bien-être. Parce que nous vivons dans un état de croissance, autant les personnes que la nature, il y aura toujours des erreurs, des déviations, des infidélités... Nous avons la mission de travailler pour éliminer tout ce qui peut détruire les personnes et la nature. Dieu collabore avec nous tous, mais il veut que nous nous rendions responsables de notre croissance et il nous demande de nous aider les uns les autres.


Chacun a sa "propre mesure"
 Dieu est un Père plein de bonté; il nous accepte et nous aime tel que nous sommes, mais il nous demande de nous efforcer d'être fidèles et d'agir en accord avec "notre mesure". Nous n'avons pas tous les mêmes capacités. La perfection personnelle consiste à être simplement ce que je peux être. Dieu veut que je sois responsable et réaliste.

 

Chacun a ses propres talents
 Certains en ont reçus plus; d'autres, moins. Jésus nous l'a exprimé avec la parabole des talents (Mt 25,14-30). De celui qui en avait reçu cinq, il attendait qu'il en fasse produire cinq; de celui qui en avait reçu deux, il attendait qu'il fasse produire les deux; de celui qui n'en avait reçu qu'un seul, il attendait qu'il fasse fructifier celui qu'il avait reçu. Celui qui avait fait fructifier les cinq et celui qui avait fait fructifier les deux, ont reçu les mêmes félicitations du maître et ils ont été récompensés à cent pour cent. Celui qui n'en avait reçu qu'un seul, s'il l'avait fait fructifier, aurait reçu aussi la même récompense.

 La nature et les situations concrètes de la vie équipent différemment chaque personne. Chacun devrait être fidèle dans l'utilisation de ce qu'il a reçu. À celui qui a reçu plus, on demandera plus ! L'important sera toujours que nous fassions fructifier ce que nous sommes et ce que nous avons, et que nous le fassions servir pour aider ceux qui ont reçu moins. La solidarité et la justice sont des attitudes indispensables pour ceux qui veulent suivre le style de vie que nous propose Jésus, au nom du Père du ciel.

 

Ce que nous dicte notre raison et notre expérience
 À partir de notre propre expérience et de notre raisonnement, nous comprenons tous l'importance qu'a, pour chacun, l'effort pour découvrir quelles sont ses possibilités et ses responsabilités. Mes talents, je ne les ai pas reçus seulement pour ma propre satisfaction, mais pour le bien de tous. C'est pourquoi, ceux qui ont reçu le plus ont une plus grande obligation d'aider ceux qui en ont moins. Selon les critères de l'Évangile, la valeur d'une vie humaine ne dépendra jamais de ce que nous avons mais plutôt de ce que nous partageons. Jésus nous l'a exprimé dans la scène du jugement dernier (Mt 25,31-46). 

 

Pour une vie efficace et fidèle, il nous faut savoir
ce que nous devons faire et comment le faire
 Du point de vue moral, nous pouvons dire que, afin d'être responsables et réalistes, nous devons nous fixer un IDÉAL – point permanent de référence – qui oriente et motive nos comportements.

 Pour bien fixer en nous cet idéal, nous devrons garder présents à l'esprit : l'objectif de notre vie, la vocation-appel que Jésus nous fait au nom de Dieu, la mission que nous marque la réalité concrète de notre vie.

 ------------------------------------------------------------------------------


LA DYNAMIQUE DE L'IDÉAL 

 

COMMENT CHOISIR MON IDÉAL ?

 Je dois être conscient de ce que je suis et de ce que je peux être.

. Écouter le "Créateur" et la vie elle-même. Quels sont leurs appels ?  Où puis-je trouver une réponse véritable à mon désir de bonheur?

. A partir de mon expérience et de l'expérience des autres, qu'est-ce qui m'aide le plus à me réaliser?  Quels sont les obstacles principaux qui se présentent à moi?

. Des questions que je devrais me poser pour ne pas me tromper :

· posséder beaucoup de choses matérielles...

· rechercher le plaisir pour le plaisir...

· triompher socialement et avoir du pouvoir...

Est-ce que ce sont des choses qui peuvent m'apporter le bonheur et m'aider à me réaliser vraiment?

Je constate que ce que je peux acquérir avec de l'argent est caduc, tandis que ce que je peux conquérir avec effort, amour et fidélité constitue une richesse pour toujours et me donne paix et bonheur.

 

COMMENT DEVRAIS-JE TRAVAILLER POUR ATTEINDRE MES IDÉAUX?

. Avoir les idées bien claires. La vérité et la connaissance me rendront libre et me motiveront à faire les efforts nécessaires pour avancer vers mon idéal.

. Me fixer des idéaux qui tiennent compte de mes capacités et de mes possibilités.

. Être convaincu que seul avec un effort constant et sincère, je pourrai avancer vers mon idéal. Pour comprendre les exigences de mon idéal et pour avancer dans sa réalisation, j'aurai besoin des autres et aussi de l'aide de Dieu : de ce qu'il me révèle, de ce qu'il m'apporte et de ce qu'il me promet.

 

COMMENT VIVRE LA CONQUÊTE DE L'IDÉAL?

. Prendre du TEMPS et accepter que malgré l'enthousiasme et l'effort, je ne pourrai pas le réaliser totalement dans cette vie. Distinguer le "grand idéal" et les "petits idéaux".

. Accepter que nous n'avancerons jamais en ligne droite, mais en zigzag; c'est pourquoi nous aurons besoin de garder bien présent en nous l'axe central qui nous aidera à retrouver le chemin.

. Nous aurons des rythmes différents dans la réalisation de nos "petits idéaux"; malgré notre effort, certains nous seront plus accessibles que d'autres, en accord avec nos capacités et les circonstances que nous traversons.

  

L'IMPORTANT EST DE FAIRE UN PAS EN AVANT !

 ------------------------------------------------------------------------------

 

APPRENDRE À VIVRE

AVEC LES OBSTACLES ET LES INFIDÉLITÉS 

Si je veux avoir une attitude réaliste et positive devant la vie et grandir constamment, en harmonie avec ce que je suis et en accord avec ma mission :

 

 

Je ne devrais pas tant me préoccuper....
 

  du fait d'avoir des problèmes...............................
  du fait de ne pas réussir quelque chose............
  du fait de tomber souvent....................................
  du fait d'avoir offensé quelqu'un........................
  du fait d'avoir été injuste......................................
  du fait d'avoir été infidèle.....................................
  du fait d'être imparfait...........................................
  du fait d'éprouver des difficultés........................
  du fait de m'être trompé........................................
  du fait d'avoir peur................................................
  du fait d'expérimenter des doutes dans ma foi..
  du fait d'avoir perdu ma réputation....................
  du fait d'avoir manqué un objectif.....................
  du fait de m'être trompé de chemin....................

 
 

 

 
 

  comme...
 
  comme de ne pas chercher de solutions;
 
comme de ne pas continuer à me battre;
  comme de ne pas me relever chaque fois;
  comme de ne pas me réconcilier;
  comme de ne pas avoir réparé l'injustice;
  comme de ne pas faire un effort sincère de fidélité;
  comme de ne pas faire d'efforts pour progresser;
  comme de ne pas persévérer;
  comme de ne pas accepter et corriger mes erreurs;
  comme de ne pas y faire face;
  comme de ne pas m'efforcer de la mettre à jour;
  comme de ne pas m'efforcer de la refaire;
  comme de ne pas m'en fixer un nouveau;
  comme de ne pas en emprunter un autre.

 


___________________________________________________________________________________

Chaque jour, je peux dire : aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie !

Aujourd'hui, je peux commencer à vivre d'une manière "nouvelle"...  Pour moi, le futur commence aujourd'hui et est éternel !  C'est pourquoi, je peux avoir le cœur plein d'ESPÉRANCE et d'ENTHOUSIASME. Il est encore temps !

____________________________________________________________________________________

 

JE DOIS APPROFONDIR CONSTAMMENT LA "PROPOSITION DE JÉSUS" :

AIME avec TOUTE TA PERSONNE : cœur-esprit-pensées-forces.

AIME DIEU – AIME-TOI TOI-MÊME – AIME LES AUTRES!

 

Jésus a précisé sa pensée avec la proclamation des BÉATITUDES et avec les explications que nous pouvons lire dans les chapitres 5, 6 et 7 de l'Évangile de Saint Matthieu. Ce devrait être un point de référence constant pour tous ses disciples. Il nous propose que nous "soyons comme le Père du ciel!" Il est évident que, ici sur la terre, nous n'y arriverons jamais; NOUS SERONS TOUJOURS EN CHEMIN! Nous ferons partie des amis de JÉSUS qui est "le CHEMIN, la VÉRITÉ et la VIE".

 

____________ 

JC2009 

 

Posté par Chemin faisant à 23:40 - Commentaires [0]

28 mai 2009

Feuillet #28 – CROIRE (Vivre mon temps)

Auteur : Joseph Codina / Traduction : Cécile Roussel


VIVRE MON TEMPS

passé, présent et futur

 

Le temps est UN CADEAU de la vie et de Dieu, une richesse et un défi

 

 La célébration d'un anniversaire ou le commencement d'une nouvelle année me rappelle que le temps – mon temps – passe très vite; il m'entraîne et personne ne peut l'arrêter. Les heures, les jours et les années écrivent mon histoire. J'ai l'impression de voyager dans un train à haute vitesse qui m'oblige à laisser continuellement derrière moi le vécu du temps présent. Souvent je voudrais arrêter le temps pour jouir des bons moments. La sensation que tout passe si rapidement peut nous frustrer et nous angoisser.

 

 Quand j'y pose un regard de foi, je constate que "mon temps", qui a commencé dans le sein de ma mère, avance inexorablement vers l'éternité de Dieu. Je passe par cette terre pour y vivre une étape d'apprentissage; une étape importante pour ma croissance humaine. C'est une étape fugace et passagère.

 Jésus a raison quand il nous parle d'une "vie éternelle" et illimitée, parce que la mesure de l'être humain est Dieu lui-même – l'Éternel!– et je suis fait à son image, animé par son "Esprit". Je ne peux le démontrer mais je crois en ce que Jésus a révélé au nom de Dieu comme Bonne Nouvelle de salut pour l'humanité. Je la considère raisonnable et cohérente avec ce que je constate dans la personne humaine.

 Cette conviction colore mon temps avec des tons de grandeur et d'espérance. Le temps sera toujours, pour moi, un lieu de rencontre avec Dieu et avec les frères et sœurs, ici sur la terre et, plus tard, dans le ciel. Le temps qui passe est habité par l'Esprit et, sur le chemin, il me laisse des signes de piste, souvent imprévisibles, pour guider ma vie.

 Pour vivre dans une dynamique de croissance constante, il est indispensable que j'apprenne à lire les "signes du temps" et que je les interprète à la lumière de ce que j'ai appris de Jésus.

 Guidé par l'expérience et la foi, je m'efforcerai de me situer dans mon temps et de pouvoir ainsi découvrir les richesses de vie et les possibilités qui se cachent dans MON PASSÉ, MON PRÉSENT et MON FUTUR.


LES TROIS DIMENSIONS DE MON TEMPS

 

. Le passé est une réalité concrète et précise que je ne peux changer; il est gravé pour toujours dans l'histoire de ma vie; c'est une part importante de mon autobiographie, que j'enrichis chaque jour, en y écrivant une page nouvelle. Mon passé prend plus de poids, chaque jour, et devient de plus en plus important dans l'ensemble de ma vie.

 

. Le présent est tout petit, mais il est l'unique portion de temps que j'ai vraiment entre les mains et j'en suis responsable. Je dois le traiter avec sympathie et reconnaissance; le choyer et profiter de tout ce qu'il m'offre tandis que je le vis, parce qu'il s'échappe rapidement de mes mains pour s'intégrer inexorablement dans mon passé.

 

. Le futur est mystère et espérance. La prudence et la responsabilité m'obligent à faire des projets à partir des connaissances et des expériences du passé et des intuitions du présent; bien que je ne puisse jamais être sûr qu'ils se réaliseront.

 

VIVRE LE PASSÉ

 

ASSUMER MON PASSÉ TEL QU'IL A ÉTÉ, sans rien exagérer et sans chercher de fausses excuses. Que puis-je faire?

 

Reconnaître que mon passé a été le lieu de ma rencontre avec Dieu et avec les autres. Dieu y a fait son œuvre! Je dois me souvenir des personnes qui m'ont aidé et de celles que j'ai aidées; me montrer reconnaissant en mettant à profit ce que j'ai appris d'elles et ce que j'ai réalisé avec elles. Comme Marie, je peux exprimer mon MAGNIFICAT, en reconnaissant que Dieu a fait des merveilles en moi et pour moi, qu'ils sont nombreux ceux qui m'ont aidé à être celui que je suis en ce moment et nombreux aussi ceux que, moi, j'ai aidé. Par mon travail généreux, j'ai semé des graines qui se multiplient et produisent une vie nouvelle.

 

Mais, je dois aussi reconnaître le mal que j'ai fait et qui a été destructeur pour moi ou pour les autres, tout ce que je voudrais qui n'ait jamais existé. Je devrais, dans la mesure du possible, m'efforcer de réparer les conséquences négatives de ce que j'ai fait de mal; mais jamais je ne devrais vouloir oublier ou faire disparaître une seule page du livre de ma vie. Toutes sont importantes. Elles sont miennes. Elles sont un peu moi. Si j'arrachais l'une d'entre elles, le vide qu'elle laisserait serait comme une blessure qui n'en finirait plus de se cicatriser. Arracher les pages négatives de mon histoire ne changerait rien; ce serait comme une dissimulation qui m'angoisserait souvent. Seule la vérité nous rend libres. Le pardon et la réconciliation me permettent de retrouver la paix.


ME RAPPELER MON PASSÉ : Le souvenir du passé doit être un stimulant pour le présent, un motif de reconnaissance et de fidélité. Je dois savoir dire : Quelle chance j'ai eu d'arriver à surmonter ce moment négatif qui aurait pu me détruire mais qui, en fait, m'a permis d'aimer encore plus et d'aller par de nouveaux chemins! Jésus ne rejette pas le passé des personnes qu'il guérit et libère; il sait qu'il fait partie d'elles. Mais il aide chaque personne à faire un "changement radical" – une conversion– qui la libère du mal : Marie-Madeleine, Zachée, Matthieu, Pierre, l'adultère, Paul, le Paralytique, les lépreux, les pécheurs, Lazare, le bon larron... Il les accueille et leur demande un "changement", un redressement de chemin, une conversion! Ainsi, l'attitude de Jésus leur fait vivre une résurrection : de la réalité antérieure déshumanisante naît une forme plus humaine de vie et d'engagement personnel qui devient aussi source de vie pour les autres (le cas de Zachée). Jésus nous demande de nous servir des énergies qui aidaient à aller par des "chemins négatifs" – de péché – pour les mettre au service du PROJET "HUMAIN" de Dieu, au service des autres personnes et de notre propre personne.

 

RÉCONCILIER MON PASSÉ : accepter de vivre le pardon : C'est la meilleure manière de vivre en paix, malgré les infidélités et les faiblesses du passé. Le pardon de Dieu est total et efficace; il efface le péché et purifie le passé pour toujours (enfant prodigue). En être conscient me permet de vivre en paix et avec confiance; cela me stimule à aimer davantage et à être plus fidèle. Je dois éliminer les remords et les transformer en action de grâces pour le pardon et la force que j'ai reçus.

 

AIMER MON PASSÉ : Mon passé est le bagage que je possède et celui que j'emporterai. Mon passé fait partie de moi. Si je n'aime pas mon passé, je ne pourrai pas m'aimer moi-même; il y aura une partie de moi que je rejetterai et que, peut-être, je détesterai. Il y a plusieurs personnes qui deviennent angoissées et tristes – même névrosées– parce qu'elles n'ont pas su s'accepter et s'aimer comme "pécheurs" PARDONNÉS!

 

VIVRE POSITIVEMENT MON PASSÉ : Je ne peux pas changer le passé mais je peux m'en servir pour donner vie et efficacité au présent. Je peux tirer quelque chose de positif de tout ce que j'ai vécu. Tout peut m'être utile pour mon présent :

 Les obstacles surmontés ont été une source de vie et de croissance.

 Les échecs assumés m'ont permis d'acquérir plus d'expérience.

– Les efforts que j'ai dû faire pour surmonter des situations difficiles, m'ont appris à lutter et m'ont aidé à avancer : "Quand je cours et que je trébuche, si je ne tombe pas, je fais un grand pas."

– Les infidélités et les erreurs, surmontées et pardonnées, me permettent d'être plus réaliste et plus prudent. Quand j'étais enfant, et que je vivais chez mes grands-parents, à la campagne, j'entendais souvent dire: "Le fumier, même s'il sent mauvais, aide les plantes à pousser et à produire de bons fruits". Cette phrase m’est restée présente et m'a souvent aidé!


LE PRÉSENT

 

Le présent est l'unique temps que j'ai entre mes mains : je peux en disposer; j'en suis responsable; je le crée. C'est un défi pour moi. Le présent est : richesse, opportunité, cadeau de la vie et de Dieu! En fait, la valeur totale de ma vie sera la somme des expériences de chacun des "moments présents".

 

Je suis la richesse la plus grande que je possède. Indépendamment du passé, je continue d'être le meilleur cadeau que j'ai reçu et que je peux offrir à Dieu et aux autres. J'ai la responsabilité de protéger et de faire grandir ce que je suis et ce que je peux être.

 

Jamais je n'ai été si riche de vie qu'en ce moment! Jamais je n'ai été si près de la plénitude de la vie que maintenant! Mais j'ai un problème de vision que je dois corriger à l'aide de la foi : Mon regard corporel me trompe, il me fait voir une vie qui meure peu à peu. Il me faut développer mon "regard intérieur", le regard de l'Esprit et de la foi, pour découvrir une vie qui grandit malgré les apparences. Je crois et j'accepte les promesses de Dieu et j'accueille les signes de "Vie Nouvelle" qu'il me fait. Le grand signe est la vie et la résurrection de Jésus. L'expérience me démontre que "l'essentiel est invisible pour les yeux; on ne voit bien qu'avec le cœur"!

 

LE FUTUR

 

Le futur m'ouvre un horizon d'espérance. Ma vision du futur conditionne ma façon de voir et de vivre le présent. Nous pourrions presque dire : "Dis-moi ce que tu espères et je te dirai comment tu vis". Il me semble qu'une vie sans espérance et sans horizon serait comme me trouver dans une ruelle sans issue. Même si j'étais entouré d'une infinité de choses intéressantes et attirantes qui m'aideraient à passer des moments heureux et qui, peut-être, me feraient oublier ma situation, cela ne suffirait pas à donner un sens à ma vie. La lumière d'un horizon qui me fait entrevoir des réalités merveilleuses que je n’en finis pas de comprendre et que je n'ai pas encore expérimentées, m'interpelle. Les promesses d'une capacité infinie de vie et d'amour dans un climat de liberté, la certitude que le bien triomphera du mal et que l'amour et la vérité auront le dernier mot... sont des jaillissements d'espérance qui donne un sens à ma vie de maintenant et me stimulent à sortir de la ruelle étroite d'un matérialisme sans esprit, pour me lancer à la découverte de ce que je n'ai pas encore vu ni touché, mais que j'entrevois déjà et que je désire ardemment. Je crois en la Bonne Nouvelle de Jésus!

 

 Pour mon équilibre et pour pouvoir vivre en paix et être efficace, il est important que je sache me situer devant le temps. Je dois savoir l'assumer et le vivre, faire en sorte que chaque instant soit "mon temps". Apprendre à assumer le passé d'une manière positive, travailler le présent avec efficacité, regarder le futur avec enthousiasme et espérance.

 

____________

JC 2009

Posté par Chemin faisant à 15:49 - Commentaires [0]

30 avril 2009

Feuillet #27 - CROIRE (L'Eucharistie VS la Messe)

Auteur : Joseph Codina / Traduction : Cécile Roussel 



L'EUCHARISTIE DANS L'HISTOIRE DU SALUT

Un point de référence pour les disciples de Jésus


 Si, à partir de la Révélation, nous posons un regard sur la façon dont Dieu s'est comporté depuis toujours avec l'humanité, nous y découvrirons l'amour et la délicatesse respectueuse qui ont marqué son attitude. Dieu aime profondément l'homme, il respecte sa liberté et il veut qu'il soit responsable.

 

 Nous devons poser chaque étape à la place qui lui correspond dans l'ensemble de l'Histoire du Salut. Découvrir la cohérence et la constance d'un amour réaliste et fidèle de la part de Dieu nous permettra de mieux comprendre chaque élément et le vivre avec toute sa richesse.

 

 Cette"Histoire" est marquée par la présence constante et attentionnée de Dieu dans la vie des hommes. Une présence qui s'exprime dans L'ALLIANCE : l'Ancienne et la Nouvelle (Ancien et Testament et Nouveau Testament).

 

 Dans l'Ancienne Alliance, la présence de Dieu se manifeste comme une présence qui vient de l'extérieur et se transforme en aide, orientation, correction, accompagnement sur le long chemin vers la Terre Promise et vers l'ère messianique. Cette étape est marquée par les théophanies et le don de la LOI. Les humains s'engagent à démontrer leur confiance et leur fidélité à Dieu avec l'observance fidèle de ses "commandements". Les prophètes préparent le passage vers la Nouvelle Alliance, en faisant découvrir la présence de l'Esprit dans le coeur des hommes et en lançant un appel à se préparer pour accueillir le Messie.

 

 La Nouvelle Alliance supposera un changement important dans la relation entre Dieu et les humains. La présence de Dieu sera une présence de communion et d'incarnation de Dieu dans l'humanité. En Jésus et par Jésus, Dieu devient homme et l'humanité se trouve incorporée à la vie de Dieu. Le centre de la Nouvelle Alliance sera DIEU AVEC NOUS. C'est une alliance éternelle qui nous permet de commencer à vivre, ici sur la terre, ce que nous sommes tous destinés à vivre, pour toujours, avec Dieu au Ciel.

- 0 -


L'incarnation constitue le noyau central de l'Histoire du Salut :

"Dieu avec nous"

 

 Par l'Incarnation, Dieu réalise son désir de vivre, avec chaque personne, pour toujours une communion de vie et d'amour qui sera marquée du sceau de l'Esprit Saint. La présence réelle de Dieu dans les humains et parmi les humains s'exprime d'une manière visible et palpable en Jésus et par Jésus. Il est le Fils de Dieu et, en même temps, l'Homme parfait qui réalise pleinement le projet de Dieu. Par sa manière de vivre et par son message, Jésus est devenu "le Sauveur de l'humanité" et il pourra être, pour chaque personne, "chemin, vérité et vie" : Chemin qui mène jusqu'à Dieu et jusqu'à la plénitude de la vie. Vérité qui nous fait connaître la fidélité inconditionnelle de l'amour de Dieu et la grandeur de toute personne humaine. Vie pour qu'en lui et avec lui nous puissions commencer à vivre la vie que nous vivrons pour toujours dans la Maison du Père. Jésus incarné et ressuscité porte le Projet de Dieu à sa perfection.

 

 Dans Nouvelle Alliance, le point de référence n'est déjà plus une loi ou un culte, mais plutôt la personne, JÉSUS, en qui se réalise la rencontre totale et définitive de Dieu et des humains. En Jésus et par Jésus, nous pouvons écouter Dieu qui nous parle avec un accent humain; nous pouvons toucher et voir Dieu qui est devenu l'un des nôtres et a partagé notre vie; nous pouvons recevoir les manifestations de tendresse et de délicatesse de la personne la plus "humaine" qui peut exister. Jésus a tout fait pour que nous comprenions, expérimentions et vivions une communion d'amour totale avec Dieu et pour que nous puissions nous sentir véritablement "fils et filles adoptifs" de Dieu, membres de sa famille, appelés à vivre éternellement en communion avec lui et avec le Père.

 

 Jésus avait raison quand, au moment d'instituer l'Eucharistie, il l'a présentée comme une expression de l'Alliance Nouvelle et Éternelle. Au moyen de l'Eucharistie, nous pouvons tous assumer et vivre personnellement la présence de Dieu et la communion totale avec lui, une communion d'amour! Comme le disait Jésus, tout cela est la magie de l'amour de Dieu et des humains : qui m'aime... mon Père l'aimera et ... nous viendrons demeurer en lui (Jn 14,23) tandis que nous espérons vivre éternellement avec eux au Ciel.

 

 Cette prise de conscience et cette expérience nous aideront à bien comprendre la valeur et le sens que l'Eucharistie avait pour Jésus. C'est la réalité la plus grande et la plus mystérieuse de la FOI dans le Dieu-Amour. Dieu a porté la création de l'homme jusqu'aux extrémités les plus sublimes et les plus incompréhensibles de son Amour! C'est tellement grand et tellement sublime que nous ne pouvons le comprendre encore. Nous devons faire confiance à Jésus!

- 0 -


L'EUCHARISTIE : LE CADEAU de Jésus aux humains

 

L'INCARNATION a été le grand CADEAU DU PÈRE aux humains;

L'EUCHARISTIE est le meilleur CADEAU DE JÉSUS.

 

 Nous nous rappelons ce que nous célébrons le Jeudi Saint : Jésus vivait ses dernières heures avec ses amis. Il devait les quitter mais il voulait qu'ils continuent de palper et vivre sa présence dans la vie de chaque jour. Il voulait s'offrir aux hommes et aux femmes de tous les temps et de partout dans le monde parce qu'il était venu sur la terre pour tous et il devait réaliser la communion de Dieu avec tous. Sa venue au monde était pour toujours!

 Avant de retourner au Père, il a voulu nous laisser un signe visible et un moyen d'exprimer et de vivre la communion avec lui et avec le Père. Pour que ce soit plus qu'un souvenir, qui s'efface facilement, pendant le "SOUPER DES ADIEUX, il a posé un geste surprenant et inattendu : Il a pris du PAIN, qui était sur la table, il a levé les yeux vers le Père du Ciel et, regardant avec amour ses disciples, il a offert un morceau à chacun, en disant : "Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous... Faites ceci en mémoire de moi"(Lc 22,17-19)

 

L'EUCHARISTIE est le CADEAU de Jésus :

Il nous laisse sa présence;

il nous donne son CORPS et son SANG.

C'est le cadeau qu'il fait aux hommes et aux femmes

du monde entier et jusqu'à la fin du monde.

 

 

 

LA MESSE : La RÉPONSE de ceux qui suivent Jésus

 

 Dès le commencement, nous, les disciples de Jésus, avons été fidèles au CADEAU qu'il nous a fait. Chaque semaine, nous nous réunissons autour de "LA TABLE" pour revivre ce que Jésus nous a proposé. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous trouvons ce témoignage: "Ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et à vivre en communion fraternelle, à la fraction du pain..." (Ac 2,42-47).

 Cette célébration, que les disciples de Jésus ont élaborée, peu à peu, en RÉPONSE AU CADEAU DE JÉSUS, nous l'appelons : LA MESSE. Nous y retrouvons les éléments du Dernier Repas : nous écoutons, nous approfondissons et nous prions la Parole de Dieu; nous nous réunissons autour le la Table, "nous refaisons le geste de Jésus" et nous nous engageons à être ses témoins, en servant et en aimant comme il nous l'a enseigné. L'Eucharistie alimente la communion avec Jésus et avec les frères et soeurs.

 

L'EUCHARISTIE, "CADEAU" DE JÉSUS

et la MESSE, "RÉPONSE" DE SES AMIS,

sont le CŒUR DE LA VIE CHRÉTIENNE.

- 0 -

L'Eucharistie dans la vie du chrétien et dans les communautés

 

 L'Eucharistie, cadeau de Jésus, conjointement avec la Messe, réponse de ceux qui le suivent, sont devenus le point de rencontre et de référence de la communauté des disciples de Jésus.

 

 Ce sera toujours une réalité entourée de mystère, une réalité "sacramentelle", qui alimente et fait grandir en nous et entre nous, la présence permanente de Jésus incarné et ressuscité : Je ne vous laisserai pas orphelins... je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin des temps (Jn 14,18; Mt 28,20).

 

 Accueillir Jésus dans l'Eucharistie comporte de vivre dès maintenant ce que nous vivrons pour toujours dans la maison de Dieu. C'est le début de la vie éternelle.

 

La "communion sacramentelle" exprime et alimente la communion avec Jésus.

 

 La communion, c'est beaucoup plus que "recevoir l'Hostie et la garder un certain temps en nous". La communion est un moment privilégié pour exprimer et rendre sensible la présence permanente de Jésus. C'est le moyen qu'a choisi Jésus pour nous faire expérimenter sa présence "spirituelle" qui est constante et permanente. La communion sacramentelle nous la fait "toucher" et "visualiser" à travers le "pain" et le "vin", tel que Jésus l'a fait à son Dernier Repas. Nous devons accepter de ne pas le comprendre mais nous pouvons le vivre; la foi en Jésus Ressuscité est indispensable.

 

 Malgré notre éducation chrétienne et notre foi actuelle, il peut toujours nous arriver la même chose qu'à ceux qui suivaient Jésus quand, après la multiplication des pains, il leur a promis l'eucharistie et leur a dit qu'ils devaient manger son corps et boire son sang pour avoir la vie éternelle. Ils ne l'ont pas compris, parce qu'ils jugeaient tout à partir de leurs expériences matérielles. La majorité l'ont abandonné. Jésus s'en est étonné et a demandé aux douze si eux aussi voulaient l'abandonner. Eux non plus ne comprenaient pas mais ils croyaient en Jésus. Pierre, au nom du groupe, lui dit : "À qui irions-nous, tu as des paroles de vie éternelle" (Jn 6,55-69)

 

 L'eucharistie ne peut avoir un sens que pour ceux qui ont cru en Jésus et l'ont accueilli comme "Dieu-sauveur avec nous". Et la Messe n'a pas non plus de sens sans la foi en l'Eucharistie. Nous ne devons pas nous surprendre si, pour les gens d'aujourd'hui, le langage de l'Eucharistie semble inintelligible. La foi en l'Eucharistie et le vécu de ce sacrement constituent l'expérience la plus profonde de notre foi chrétienne et de notre amour pour Dieu.

 

 

_______________
JC 2009

 

 

Posté par Chemin faisant à 12:17 - Commentaires [0]